Ostéopathie & Nourrissons

La grossesse est un état physiologique particulier. Au cours de la grossesse le corps de la future maman se modifie et s’adapte. A l’intérieur l’embryon, puis le fœtus et enfin le bébé croit à une vitesse exponentielle.

Il passe d’un appartement de la taille d’une piscine, à une baignoire et enfin à une bassine.

L’enfant à naître doit s’adapter aux contraintes qui lui sont appliquées. Entre le 7ème et le 8ème mois il se positionne la tête en bas en direction de la sortie.

Parfois, les contraintes de la structure (bassin, utérus), l’empêchent de se retourner et il se trouvera en position de siège la tête au chaud sous le diaphragme de maman.

Vous pouvez donc imaginer qu’en fonction du déroulement de la grossesse et de l’accouchement les contraintes reçues par bébé seront différentes. Les symptômes qui en découleront seront donc divers et variés : pleurs irrépressibles, difficultés d’allaitement (problème de succion), régurgitation, asymétrie du crâne, difficulté à tourner la tête d’un côté, canal lacrymal bouché, constipation, troubles du sommeil

La première des choses sera de consulter son médecin afin d’éliminer une possible cause organique.

Dans un deuxième temps une consultation ostéopathique permettra de sortir l’enfant de son schéma de contraintes et ainsi de rétablir une fonction satisfaisante.

La consultation pédiatrique se déroule en plusieurs étapes :

L’anamnèse1

L’anamnèse

Consiste à connaître le déroulement de la grossesse et de l’accouchement (apparition de contractions précoces, retard de croissance in utero, traitement durant la grossesse...
Observation & Bilan2

Observation & Bilan

Une étape importante qui permet au thérapeute de rencontrer votre enfant. Elle se fait en douceur et permet d’investiguer les zones sous contrainte.
Traitement3

Traitement

Le thérapeute sert de point d’appui et c’est le corps du nouveau-né qui fait le travail. C’est pourquoi après la séance votre bébé peut être fatigué.
Conseils4

Conseils

Si les symptômes le justifient. Par exemple en cas de difficulté de rotation de la tête, je vous conseillerai de le stimuler du côté vers lequel votre enfant ne va pas spontanément.

Lorsqu’il s’agit d’un premier enfant, nous nous sentons en tant que parents parfois un peu démunis. Faites confiance à votre enfant, il saura vous dire ce qui ne va pas. Faites vous également confiance car chaque famille est unique et l’équilibre des uns n’est pas forcément celui des autres. Le bon sens est souvent le meilleur allié plutôt que le dernier gadget de puériculture

Un bébé qui pleure au cours des premiers mois ne fait pas de caprice. Il exprime seulement un inconfort. Si votre bébé a été très contenu dans votre utérus, un peu à l’étroit, il aura besoin de vos bras pour faire la transition entre cet état « moulé » et l’espace aérique dans lequel il se trouve désormais. Il aura probablement également un besoin important de succion. La succion au cours du premier mois de vie à une action apaisante et antalgique. Cela ne signifie pas qu’il sucera son pouce à 12 ans. L’ostéopathie lui permettra de sortir de cet état contraint

Un enfant est une éponge qui absorbe tout ce qui vient de son environnement. Prenez également du temps pour vous. Reposez vous. La privation de sommeil nous fait perdre en lucidité. Il faut s’apprivoiser et découvrir la vie de mère, de père, de parents, de famille, réaliser la responsabilité que nous avons envers cet enfant. Tout cela prend du temps. Soyez indulgents avec vous et encore une fois FAITES VOUS CONFIANCE. L’enfant ressent votre fatigue. N’hésitez pas à consulter pour vous, parfois avant votre enfant afin de vous libérer de vous douleurs liées à l’accouchement, aux positions d’allaitement… En vous occupant de vous, vous vous occupez déjà de votre enfant.

La grossesse et l’accouchement sont des moments riches en émotions mais également en changements corporels. L’accouchement mobilise beaucoup de ressources physiques. Il faut donc vous accorder un temps de récupération ensuite.

Les grands-mères disaient « 9 mois pour le faire, 9 mois pour le défaire ». Cela se passe de commentaires.